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Des outils pour atteindre votre indépendance financière au travers d'expériences personnelles.
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Si vous le voulez bien, continuons à parler un peu de la liaison entre économie et natalité. Certains économistes affirment que les crises économiques à répétition entraînent mécaniquement une baisse de la natalité, car du fait de conditions de vie plus précaires et d'un avenir incertain, les naissances seraient moins nombreuses. Cette affirmation peut-elle être contredite dans les faits ?
DG : Ceci est peut-être le cas dans les pays développés, quoique la baisse de la fécondité y soient antérieure aux crises actuelles. Par contre, dans le reste du monde, les difficultés économiques n'ont pas ce genre d'effet. En particulier dans les pays en voie de développement ou justement, plus la situation est difficile, plus les parents espèrent s'en sortir en mettant au monde un grand nombre d'enfants, dont un ou deux réussiront socialement et pourront ainsi subvenir à leurs besoins. Mais cette fuite en avant n'est évidemment pas durable.
En France, une mesure comme le plafonnement des allocations familiales (qui est à l'étude en ce moment) n'est-elle pas le signe d'une prise de conscience tardive des autorités gouvernementales ? Est-il vraiment possible de remettre en cause notre politique nataliste sans se heurter inévitablement aux lobbys des associations familiales ou religieuses ?
DG : A ma connaissance, ça n'est pas le plafonnement des allocations familiales qui est à l'étude, mais leur fiscalisation et le bien-fondé de leur attribution aux plus hauts revenus. Or, on peut se demander quel est encore l'intérêt pour notre pays de ''gagner'' régulièrement près de 350.000 personnes par an, soit l'équivalent d'une ville de la taille de Nice à bâtir pendant cette très courte période.
De toute évidence, notre pays est bien assez peuplé et l'environnement bien assez détérioré pour stopper dès aujourd'hui cette croissance. Le plafonnement des allocations familiales à 2 enfants, sans effet rétroactif évidemment, serait une mesure salutaire, propre à ne plus inciter les couples à dépasser le seuil de renouvellement des générations.
Les premières émeutes de la faim dans le monde ont éclaté ces dernières années. La spéculation sur les matières premières est sûrement l'une des causes de ces révoltes populaires, tout comme les bouleversements climatiques qui impactent les récoltes. Mais ne peut-on pas aussi imputer ces réactions humaines au phénomène de la surpopulation, dans la mesure ou le prix des denrées alimentaires de base ne font que suivre la loi de l'offre et de la demande ?
DG : Les émeutes de la faim sont évidement en partie due à la spéculation. Mais si la production était véritablement excédentaire, en régime libéral strict, il se trouverait toujours des acteurs économiques pour vendre. Il est donc clair que les mauvaises récoltes ont joué leur rôle et ce sur fond de population pléthorique.
Nous assistons depuis des siècles à une sorte de course poursuite entre le nombre d'humains et la production alimentaire. Nous sommes quasiment en permanence sur le fil du rasoir et les avancées technologiques qui devraient nous assurer un marge de sécurité sont immédiatement mises à profit pour être encore plus nombreux : il est clair que sur ce plan, comme sur beaucoup d'autres, notre espèce n'agit pas de façon raisonnable.
J'ai lu que les gens plus instruits ont tendance à avoir moins d'enfants. Quels sont les liens entre richesse, degré d'instruction d'une part, et d'autre part le taux de fécondité ?
DG : L'instruction est le vecteur fondamental de l'émancipation et de la liberté individuelle. Pour ces raisons, elle doit être développée sans modération. Il se trouve qu'elle a aussi une effet bénéfique sur la baisse de la fécondité et elle est donc promue par notre association.
Concernant l'Afrique de l'Ouest francophone, le taux de scolarisation dans le primaire qui n'est déjà que de 68% pour les garçons et de 60% pour les filles, passe respectivement à seulement 26% et 18% dans le secondaire : c'est dire l'ampleur de la tâche qui reste à accomplir...
Maintenant, si l'instruction fait mécaniquement baisser le taux de fécondité, cela ne suffit pas à l'amener au seuil de renouvellement : d'autres mesures de sensibilisation et d'incitation doivent être parallèlement mises en œuvre.
Pour terminer, que pensez-vous de cette idée récente de manger des insectes pour remédier aux problèmes de la faim dans les années à venir ?
DG : Il semblerait que tout ce qui pourra être fait pour remédier au problème de la faim sera expérimenté ... tout sauf la baisse de la natalité ... Cette histoire d'insectes se situe dans la longue lignée des lubies pseudo-écologistes. Dans le film «Soleil Vert», l'un des deux héros découvrait que l'alimentation était produite à partir des cadavres humains. Peut-être finira-t-on un jour par faire sauter le tabou de l’anthropophagie : qui sait...
Merci beaucoup de vos contributions. Avez-vous quelque chose à ajouter ?
DG : Pour terminer, sachant que nous sommes près de 65 millions de français et que notre densité de population est de 115 hab/km², j'aimerais mettre un coup de projecteur sur 5 pays qui, à l'horizon 2050 (c'est-à dire dans seulement 37 ans) vont voir leur densité dépasser les 500 hab/km²: ce sont les Philippines (500 hab/km²), l'Inde (515 hab/km²), le Rwanda (885 hab/km²), le Burundi (964 hab/km²) et le Bangladesh (1.569 hab/km²). Avec ces mêmes densités, la France compterait respectivement 276, 284, 488, 532 voire 866 millions d'habitants!! Avec de tels effectifs pourrions-nous vivre dignement et dans un environnement préservé ? Et bien plus de 2 milliards d'êtres humains vont devoir faire avec...
Dans tous les cas, j'espère que vous serez nombreux à visiter le site de démographie-responsable qui est très intéressant :
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